Puisqu’on ne meurt jamais tout entier

De chaque graine qui éclate survit l’Essence
De chaque fleur qui s’éteint survit l’effluve
De chaque nuit qui fond survit la saveur
De chaque aube consumée survit la poésie
De chaque bulle qui s’efface survit le souffle
De chaque trêve qui meurt survit la Paix
De chaque houle qui descend survit le limon séminal

Puisqu’on ne meurt jamais tout entier

Le semeur, à Jupiter et Terre nourricière, fait confidence
Maitresse des flammes esquisses, l’Abeille prend au vent les secrets d’éternité
Le Lêgba, à la Terre, ceux de Prospérité
La Terre, au Lêgba, les atours de grâces
La sagaie, aux muscles, la soif de répit
L’homme, à la femme, l’assurance de pérennité.

Puisqu’on ne meurt jamais tout entier

Voici que surabonde la moisson de mille années de larmes
Voici que le printemps des charmes singulières inonde l’air de nos infortunes
Voici que nos rêves de Liberté prennent chair
Voici que nos illusions deviennent Vérité
Voici que notre Cœur épris de guerre s’extasie dans la litière du Nil dru
Voici que la postérité fourmille de fraiches écumes
Voici que nous reprenons vigueur, par delà nos sépultures perdues…

Puisqu’on ne meurt jamais.

Sandry Richard Dohounkui GBETEY
Cotonou, ce 25 janvier 2019.

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