Parti comme naît une étoile

Une ombre dansait ce soir de Sang tabaski
Dieu tenait, au bout de cette vague de souffles expiatoires, au retour de l’enfant prodige
Et comme à son appel fatal tout retourne, le fils seul prit la route du buisson.

Orphelin d’Abraham, le père fou, il s’adressa au Père
– Tiens, est-ce vrai que tu veux me voir remonter le Styx ?
– Comme me plaît la fin des gloires altières, cette nuit je te veux Calice de tempêtes !

Le fils acquiesça, avec la promesse de refaire la scène des origines
De remettre les étoiles à l’envers,
De s’éclater en gerbe d’étincelles
À l’imparable instant de la traversée finale : deux roues, des cylindres supersoniques et un guidon pour tunique.

Et le feu de la nuit ouvrit les bras du Père sanguinaire
Et la folie des roues fit un Ange du prodige attendu
Puis le clash sublime !
Et tout fut accompli.

Sandry Richard GBETEY, ce 15 août 2019
En hommage à DJ Arafat.

 

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