Lèvres maîtresses

Sur les ailes soyeuses de tes lèvres se posent voraces mes paupières

En quête d’appui sur la route encore longue vers demain incertain

De ton sourire éclosent mes cellules en berne

Irriguées des rayons de tes yeux

Je monte jusqu’au cœur de ce rameau

De ce fleuve plus rageur que les lèvres énervées des mers insoumises

Des mers qui inondent les soirs de mille flammes tes yeux de femme infinis

J’ai de tes lèvres pivoines vives cueilli de gracieux fleurons

Des effluves abondant de sels nectars

 

Ma mémoire toujours me chante ta beauté

S’entêtent inconsolables mes nerfs à me faire des notes

Des notes exquises de tes soleils scellés

Pourquoi le ciel devrait-il être captif éternel ?

Des océans et de leurs sinuosités de bras brûleurs d’Eden ?

Pourquoi ces innombrables coups n’épuisent guère son envie de retour ?

 

Ciel et terre font festival

Du grand fleuve de la Vie

L’un et l’autre nous accordent la porte étroite des semences heureuses

Et le boulevard des moissons douloureuses

Comme la lèvre supérieure volante et l’inférieure terre

Génèrent la Vie conjuguées

L’autre versant de la mort qui nous tient avec l’autre

De lèvres en lèvres

 

 

Et moi prêt à mourir à chaque coin de triangle

Je cours impuissant sur les lèvres ténues des morts bues

Dans le calice fleuri de tes nerfs-colombes

En ce monde naufragé

Et j’écris de mes larmes sans cesse

« C’est pour la vie que mes ailes sondent cieux et terre

En quête de toi ».

 

Sandry Richard Gbétey,            

Lomé, ce 08 janvier 2018.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Aller à la barre d’outils