Les cigales comptent aussi

Le chant de la crête céleste fit une ligne vermeille, jusqu’à la litière dorée de l’Aube.
La rosée du jour naissant berce les fronts des premiers pétales.
Le jardin des labeurs s’ouvre, de ses pistils virils, de ses épines fatales.

S’enchaînent, forcés, les pas bascules des rires glissants entre peurs et lueurs.
J’ouvre ma demeure où, royal, s’étend jusqu’à mes pieds, le maître des cieux.
Le Soleil, paré de ses plus douces ferveurs, mettait du rythme à mon pouls de feu.

Je me mis au pas de la symphonie des corps, des coups et des cris.
Des joies et des voix de cors, de cymbales et des cigales de l’ombre.
Au rythme des fourmis qui vont et viennent, je sus qu’il faut des cigales pour que dansent, de leurs labeurs justes, les fourmis des temps modernes.

Sandry Richard GBETEY, Cotonou ce 28 juillet 2019.

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