LE DISCOURS FRANCOPHONE QU’EXIGE LA FRANCE POUR SA GRANDEU



Copyrights www.francophonie.org

L’écrivain congolais, Henri Lopes, a accordé une interview à RFI, le 19 octobre 2018, au sujet, entre autres, de l’actualité de la francophonie (l’arrivée de la Rwandaise Louise Mushikiwabo à la tête de l’OIF). Dans cette interview (consultable sur le site rfi.fr), deux questions retiennent notre attention parce que dévoilant le marché de dupe que constitue la francophonie à travers laquelle la France mène ses ex colonies en bateau. Les faits.
“Quelle est votre patrie ?” : telle est la première question par laquelle Christophe Boisbouvier de RFI happe l’ex premier ministre du Congo-Brazzaville, Henri Lopes).
Pourquoi cette question? pourrait-on se demander, d’autant plus que tout le monde sait que le pays d’origine (la patrie, si l’on veut) de Henri Lopes est le Congo-Brazzaville. Mais bon, comme il est métis, il est forcément partagé entre plusieurs patries. Et on voudrait sans doute qu’il choisisse, si ce n’est encore fait. D’où la question de la patrie. Et il répond sans embarras : “Ma patrie, c’est le Congo. Mais j’ai beaucoup de secondes patries : la France, la Guadeloupe, la ville de Nantes.” Exactement comme on pouvait s’y attendre : la patrie principale (le Congo) et des patries secondaires dont la France.
Mais le journaliste ne semble pas satisfait de cette réponse on ne peut plus claire. Parce que ça ne fait pas francophone, ça ne fait pas exister la francophonie, ça ne grandit pas la France. Alors, il essaie de le prendre au mot afin d’obtenir la réponse souhaitée, cette réponse qui fait plaisir à la France, cette réponse qui donne à la France l’impression d’être quelque chose dans le concert des nations. Il insiste donc : “Vous qui dites « j’ai plusieurs patries : le Congo, la Guadeloupe, la ville de Nantes », est-ce qu’au fond votre vraie patrie n’est pas la langue française ?” Et voilà. Une interrogation oratoire bien affinée. Pour donner de la valeur à la langue française et à la France. Et notre patriarche-écrivain, qui n’est pas dupe, n’hésite pas à servir au journaliste français ce qu’il veut pour qu’il lui colle la paix. Ainsi, l’air de dire “si cela peut vous consoler, tenez….”, il lui répond : “Ça a été dit ça. Je ne l’ai jamais dit, mais c’est une qualification qui ne me gêne pas.”
C’est donc, clair : Français, dites partout où vous voulez que la patrie des Africains francophones, la seule patrie digne de considération pour eux dans le monde, celle qui leur permet d’exister, c’est LA LANGUE FRANÇAISE.
Vive notre patrie commune, la langue française !

Colbert Tatchégnon DOSSA

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *