Le cycle des temps

Les Saisons t’ont-elles dit leurs colères ?

Elles qui, en dépit des séismes inconsolables

Demeurent témoins des vagues millénaires

Des vagues de caravelles fuyant croisades

Des croisades pillant Bini à coup de pacotilles

Des pacotilles ferrant des files de bêtes lilliputiennes

Des bêtes au pelage de Troie feignant détresse

Des détresses noyées dans les fers incandescents

Abolissant toute humanité

Les saisons pleureuses de la valse de césure des flammes,

Les flammes des Lucioles de l’aube humaine.

Elles crient, sifflent et hurlent

Mais le soleil tuant Sahara avant longtemps a enseveli les sens

De ces Dieux jetés sur les routes de l’errance

Allant de l’Orient à l’Orient à coup de machettes

Passant là tout près du limon natal

Les yeux bridés de chaines révélées

Et quand Cheikh dit la route

Les yeux ardents qui habitaient le faîte de son firmament à Gizeh

Furent embués des onces d’or ceint à Gorée

Et voici que les Saisons tortues-têtues chantent

Toutes ces fenêtres scellées avant Lamine

Avant Kouami-Eméry éteintes

Après Conakry-Ruben tues

Défiant le félin volant rageur jusqu’au ridicule

Oh ! Saisons fidèles sentinelles des nuits vaincues

Des nuits multinationales au piédestal de poussières

Poussières de Dakar-Yaoundé asservi

D’Abidjan poursuivi jusqu’à La Haye

Poussières tremblotant à la fuite des éburnés

Des géants déserteurs des abords de Kribi

Des rives mercenaires d’Assini

Sifflant de concert avec les Saisons salvatrices

Assini Mafia !

Sandry Richard Gbétey

Abomey-Calavi, ce 06 janvier 2018

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