Le coq et le papillon…

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Le coq un jour dit au papillon

  • Hé ! Ami, qu’as tu à nous sevrer de ta vive et majestueuse parure ?
    Tu disparais trop vite…
    Pour ne revenir que bien longtemps après.
    Oh, que tes ailes arc-en-ciel ont manqué à nos yeux. Nos jeux n’en furent que mâts…
    C’est triste que tu manques si souvent au décor…

À ces mots, le papillon battant ses somptueuses couleurs répondit :

  • Brave compère, Volatile repère du temps…
    Je vois ton désir, l’acmé de sa flamme.
    Ainsi, tu voudrais me voir, comme toi, Obéir plus que je ne le fais à l’enfer de l’espace.
    Tu voudrais me voir sortir des sillons de maître Cronos. J’aurais bien voulu faire cela si ton propre destin m’en donnait des raisons

Mais hélas ! Vois-tu comme tes services de veilleur sont célébrés ?
Tes cocoricos qui rythment les jours ne s’éteignent-ils pas souvent,
Trop souvent au bout d’une gorgée, d’un fil ?
Ne s’emballent-ils pas des flammes d’épices sauvages ?

Oh quel enfer ! Je n’ai que faire de ta longévité.
Partir assez souvent,
Partir pour mieux persister
Partir pour qu’à la belle saison, ma parure enchante. Partir à temps pour mieux être aimé… Partir…
Partir au bout du petit matin…
Tel est mon crédo !

Le coq tout ému par cette sagesse inattendue balbutia
-Ton deal avec les vagues eoliennes n’épuise-t-il pas ton entrain ?
-Mes ailes n’en sont que davantage fleuries
…Partir, la Sagesse des Dieux.

Sandry Richard GBETEY… Ce 15-11-18.

Sandry Richard GBETEY… Ce 15-11-18.

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