Épître aux mariés

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Aux danseurs des lits en crue
Aux veilleurs des ruches déferlantes d’étincelles
Aux marcheurs des pistes insondables, des capillaires gonflés de rêves

Aux témoins des tours et dégoûts des heures grises, des jours de brises suaves.
Aux rets de l’Artiste du temps qui de leurs bras scellent les instants fragiles dans les rubis tumultueux du Ruisseau.

Aux phénix de l’espèce qui, de rien, érigent des faisceaux de zénith en défi aux ombres
Aux rayons qui se savent ombres
Aux ombres mères des tempêtes drues, des litières vitales, des limons crus

Aux ouvriers du champ de cyclone qui savent s’assouplir de la sagesse du roseau

Mes hommages sincères !

Afin que le monde, toujours, rayonne
Afin que le temps, jamais, n’écrase le roseau

Sandry Richard Dohounkui Gbetey

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