DANS L’ŒIL DU CYCLONE: Halte aux médecins agents de l’État et commerçants !

Le conseil des ministres de ce mercredi 25 juillet 2018 au Bénin a décidé d’enclencher la procédure devant aboutir à l’interdiction aux agents de santé, agents permanents de l’État l’exercice de leur profession dans le privé. Désormais, les disciples d’Hippocrate ont trente jours pour mettre un terme à l’exercice  de leur métier simultanément dans le public et le privé. Ils ont l’obligation de rester dans le public en renonçant définitivement au privé comme ils peuvent décider de rester dans le privé pour mieux s’occuper de leurs cabinets privé tout en faisant leurs adieux à la fonction publique. Voici cinq raisons pertinentes qui peuvent justifier cette décision.
 – L’amer constat fait jusqu’aujourd’hui est que ces agents de santé s’occupent mieux des patients dans les structures hospitalières privées que dans les centres de santé publics. Ils font feux de tout boire pour donner le dégoût de l’hôpital public à la population pendant que ces mêmes agents de santé traitent convenablement les patients qui fréquentent les cabinets privés. Ils n’hésitent pas à installer leur agence dans les environs des hôpitaux de l’État. Ce qui facilite le détournement des malades en période normale.
 – De plus, la situation de détournement des malades devient surtout totalement moralement intenable pendant les jours de grève. Car ces hommes qui ont prêté le serment d’Hippocrate positionnent des émissaires en sentinelle dans les hôpitaux publics qui orientent les malades vers les privés et les maisons où les infirmiers et médecins se retranchent pour soigner et gagner beaucoup d’argent. Des fois, ils le font sans gêne avec les matériels destinés aux usagers dans le public.
–  Aussi assistons nous souvent au vol des matériels de soins. Cette pratique constitue l’un des maux dont l’obligation aux agents de l’État d’exercer uniquement dans le public pourrait être un début de solution. Parce qu’ils sont à cheval entre le public et le privé, ils volent les matériels payés aux frais de l’État qui se retrouvent après dans leurs cabinets. Les plus gentils substituent les matériels usagés qui ne sont plus en état de servir dans les privés aux instruments de santé neufs des hôpitaux publics rendant par la même occasion inopérant le plateau technique.
 –  Par la même occasion, le sabotage des appareils du plateau technique intervient. En effet, pour faire fonctionner régulièrement leurs hôpitaux privés détenteurs d’un plateau technique de qualité, les médecins ont des techniques pour faire tomber plus souvent en panne les appareils en vue d’orienter les patients vers les cliniques de référence. Outre le manque d’entretien du plateau technique, ils disent aux patients que le spécialiste qui devrait les examiner n’est pas de service. La seule option est d’aller faire l’examen chez lui dans sa clinique.
 – Par ailleurs, le manque de disponibilité et d’efficacité des médecins agents permanents de l’État des fois fatigués qui utilisent le temps de repos à eux accordés pour exercer dans le privé est peut-être un des mobiles de l’interdiction.
Pour finir, cette décision appliquée et suivie viendra sonner le glas du désordre qui règne dans le domaine. D’un côté, les médecins et autres auxiliaires de santé qui au lieu de profiter des temps de repos à eux accordés vont monnayer leurs talents dans les hôpitaux  privés et reviennent fatigués pourront mieux se consacrer aux malades dans le public. De l’autre côté, les postes peuvent se dégager pour les jeunes formés aux métiers de la santé qui seront dorénavant sédentarisés dans le privé et verront leurs salaires de misère peut-être améliorés.
Auteur: VINCENT ATINDOKPO

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *